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La mise en placedu régime andorran de Sécurité sociale
prestations correctes. En Andorre, cette évolution est en train de
progresser. C’est ce que je pense, je le dis, ce n’est pas possible, on
paye sans avoir les prestations que l’on avait avant, celles que les
anciens ont mis en place. C’est mon opinion.
Pour conclure ce propos, je regrette beaucoup, je le dis clairement,
qu’on s’inspire de plus en plus de l’Espagne et de la Catalogne. J’ai
eu un problème au Conseil d’administration (CA) avec le contrôle
médical actuel (on avait des médecins conseils français, mais ils sont
partis à la retraite). Maintenant il est difficile d’avoir une cohérence.
Rendez-vous compte, un pays de 80 000 habitants qui a une régle-
mentation avec des textes d’origine différente. Par exemple, les éva-
luations de la Sécurité sociale et le barème sont d’origine française,
et pour celles du handicap on se sert du règlement espagnol. Les
assurés ne comprennent plus le système. Donc, j’ai proposé à mon
CA avant la fin du mandat de retourner aux origines et de revenir
ici ou à Perpignan, c’est la même région, c’est l’Occitanie. J’ai dit à
mon conseil d’administration : on doit retourner ici, refaire notre
loi et enlever tout ce qu’on a importé d’Espagne. Parce qu’on a
défiguré notre loi. Parce qu’il y a des personnes assurées et on est là
pour elles. C’est vrai qu’on doit soutenir le système mais avant tout
les personnes, comme je l’ai dit au président quand je suis entré au
CA de la CASS. Si on ne leur donne pas leurs droits, je ne serai pas
d’accord parce que c’est mon état esprit.
Il convient de souligner qu’Andorre doit renouer avec les fonde-
ments de sa Sécurité sociale, non pas avec ses règles, mais avec
l’aide de la France dans cette transition inévitable vers un accord
d’association avec l’UE. Qui mieux que la France, membre fon-
dateur de l’UE et inspiratrice de notre système de Sécurité sociale,
pour nous accompagner sur la voie de l’amélioration de notre légis-
lation et de la prise en compte des principaux acteurs : nos assurés,
qui constituent, en définitive, la population de la Principauté ?
Merci.
Applaudissements.
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