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été en place, on était déjà une équipe conséquente avec des ordi-
nateurs puissants, ce qui nous a permis d’informatiser l’adminis-
tration andorrane qui ne l’était pas du tout à l’époque. Nous avons
créé le Centre national d’informatique d’Andorre (CNIA) dont le
premier client a été, bien sûr, la Sécurité sociale. À partir de là,
nous avons informatisé toute l’administration andorrane, quand
je dis toute, c’est vraiment toute, aussi bien les services centraux
que locaux avec une base d’identification des personnes devenue
commune à toutes les administrations. Nous avons donc créé un
identifiant commun avec un seul compteur qui était différent du
numéro de Sécurité sociale, et l’Andorre s’est retrouvée avec deux
identifiants pour ses habitants : le numéro de Sécurité sociale et le
numéro d’identification nationale. Je suis allé voir M. Ubach pour
échanger sur ce sujet et prendre une décision. Et là, Antoni Ubach
a eu une réaction logique et clairvoyante : il a décidé d’abandonner
le numéro de Sécurité sociale pour un numéro unique, qui était le
numéro national d’identification. Et nous avons changé les cartes
de Sécurité sociale. À mon avis, ça a été une grande étape pour
l’unification de la gestion administrative du pays.
Applaudissements.
M. Lages donne la parole à M. Marquet.
Jordi Marquet
Merci, M. Lages, merci à vous tous de votre présence.
J’ai joué, certes un second rôle dans cette aventure, mais ce n’est
pas pour autant que je n’ai pas pris du plaisir. J’observais avec inté-
rêt ce qui se passait tout autour, et il s’en passait des choses.
Tout à l’heure, M. Ubach a fait allusion à toutes ces personnes
parties d’Andorre pour chercher du travail. Elles allaient en majo-
rité en France et en particulier à Béziers. Pourquoi ? Parce que
l’Andorre était de nature paysanne et les éleveurs amenaient en
transhumance leurs troupeaux dans les vignes autour de Béziers.
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