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La mise en placedu régime andorran de Sécurité sociale


            dans une corbeille. C’était absolument incroyable. On s’approchait,
            mais on ne pouvait rien lire tellement la machine allait vite.

            L’opérateur, obéissant  à un petit  signe  de  M.  Bancarel,  ralentit
            la machine et voilà qu’apparaissent en toutes lettres des noms et
            des  adresses.  C’étaient  les  premiers  affiliés  :  les  fonctionnaires,
            nous, les Conseillers Généraux (les noms des affiliés qui apparais-
            saient avaient été glissés discrètement à l’Urssaf par nos soins).
            M. Armengol qui n’en perdait pas une se tenait tout près de l’impri-
            mante. Voilà que celle-ci ralentit, ralentit et notre Conseiller voyant
            son nom apparaître, s’exclame : « C’est moi, c’est moi ! » Il inter-
            roge du regard M. Rossell, le vice-syndic, qui lui dit tout naturelle-
            ment : « C’est normal, c’est l’informatique. Vous avez vu comme
            ça avançait avant ? Ça va vite mais ça peut aller doucement aussi.
            C’est quelque chose qui s’adapte aux besoins. C’est une méthode
            moderne de gérer. »
            M. Armengol se tourne vers lui, le dévisage et oubliant le protocole
            lui lance : « Tu peux acheter ! »
            Le Vice-syndic qui était malin et astucieux répond calmement :
            « Bon, il faudra que j’en réfère au Syndic, on verra. Quant à vous,
            M. Armengol, vous  ferez  bien de  convaincre vos collègues  du
            Conseil. »
            M. Armengol, sûr de son affaire, faisait plaisir à voir.
            Par la suite, on a fêté ça. Il y avait de quoi.
            Je pense que ce jour-là s’est produit le déclic qui a déclenché l’in-
            formatisation de notre Sécurité sociale.
            Le teleprocessing a été le premier pas.
            La suite vous la connaissez.
            Et je suis encore là pour vous l’évoquer.
            Merci de votre attention.

            M. Lages donne la parole à M. Jacint Risco, représentant des retrai-
            tés  et  des invalides dans  l’actuel  Conseil d’administration de la
            CASS.


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