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80 ans

            Jacint Risco


            Je vais être synthétique. C’est vrai que l’histoire est importante. J’ai
            entendu tout à l’heure que si on ne connaît pas l’histoire, il est dif-
            ficile de comprendre aujourd’hui et de préparer l’avenir. Quelle a
            été l’évolution de la Sécurité sociale andorrane ?
            Rendez-vous compte qu’aujourd’hui elle gère l’impôt sur le revenu
            en Andorre et aussi toutes les alloca-
            tions non-contributives, les aides fami-
            liales, etc. Donc, c’est  l’informatique
            de  la CASS, exposée par  Jordi  Aleix,
            qui a permis tout cela, qui est encore
            aujourd’hui l’informatique la plus puis-
            sante du pays, arrivant même à gérer
            l’impôt sur les revenus.

            Bon,    qu’est-ce  que    la   CASS
            aujourd’hui  ? Je  pourrais dire une
            chose. M. Lages a montré la réglemen-
            tation mise en place en 68. Il y a des
            règlements qui sont encore en vigueur,
            si les lois sont bonnes, on ne doit pas les changer. Mais depuis, il y
            a eu la loi de 2008 qui s’est basée sur ce règlement de 1966. Comme
            l’a dit la Secrétaire générale du CHSS, le système bismarckien, c’est
            notre base comme c’est la vôtre. C’est-à-dire que le cotisant cotise
            pour recevoir une prestation. C’est la même chose que chez vous.
            En 2008, c’était comme ça.
            En 2014, il y a eu une inflexion très sérieuse qui a concerné l’in-
            validité, par exemple. Et la difficulté maintenant importante, c’est
            qu’on a une loi de conception française, une bonne loi, mais on
            est en train « d’espagnoliser » cette loi. C’est-à-dire passer à un
            système beveridgien, bien que le gouvernement s’en défende. Mais
            qu’est-ce qu’ils ont fait ? Les remboursements ont diminué. C’est
            comme  en  Espagne,  en  Grande Bretagne  et  en  Italie,  c’est  en
            principe gratuit. Ce n’est pas comme ici où on paye et on a des
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