Page 59 - lettre_crhssoccitanie_n°_spécial
P. 59
La mise en placedu régime andorran de Sécurité sociale
Le bouche-à-oreille faisait le reste.
Alors, pourquoi évoquer
Béziers ? Cette ville avait
accueilli parmi tant d’autres,
un jeune Andorran qui,
bien plus tard a eu un rôle
important au moment où
la CASS s’est créée. Pepito
Baro, tel était son nom,
n’était pas porté sur les
affaires commerciales ou
autres. Par contre il décou-
vrit la Sécurité sociale avec
émerveillement. Sa qualité d’Andorran ne lui permettant pas d’y
travailler, il monta avec des amis une mutuelle et en devint pré-
sident. La Mutuelle des Andorrans, tel était son nom, fut rachetée
bien plus tard par la Société Générale.
Et voilà que quelques années plus tard, attiré par son pays, il fit de
la politique et devint le Vice-syndic de M. Julia Reig, un homme
d’affaires de formation, de grande prestance, brillant, visionnaire
et tribun de grand talent. Le Syndic était à la fois le président du
parlement et le chef de l’exécutif.
M. Baro était tout le contraire : grand, mince, austère, il travail-
lait dans l’ombre de M. Reig. Ils se complétaient fort bien. Nous
aimions le consulter et il nous étonnait par ses connaissances et
son humilité.
Par ailleurs, il existait un petit courant souterrain dans les institu-
tions, favorable au projet. Mais ce qui est surprenant, c’est que per-
sonne ne voulait faire le premier pas pour moderniser le système.
Ça coûterait trop cher !
En particulier, M. Bonaventura Armengol, président de la
Commission des Affaires Sociales. Pour vous brosser légèrement
57

