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La mise en placedu régime andorran de Sécurité sociale


            qu’il soit venu en Andorre pour faire une étude sur le développe-
            ment du Vall d’Ordino. C’est très pointu, très précis et très nova-
            teur en Andorre. À partir de 1959, il a conduit cette étude avec
            d’autres universitaires, parmi lesquels il y avait M. le professeur
            Lareng qui a été l’inventeur du SAMU. Venait donc en Andorre, le
            gratin de l’Université de Toulouse. Et tout ceci sous l’égide d’un
            autre professeur de cette Université, qui était Paul Ourliac, spécia-
            liste en droit romain. Et plus tard, on m’a chargé le 1  juillet 1966
                                                              er
            de l’organisation de la Sécurité sociale en Andorre. En fait, c’était
            en quelque sorte l’acte fondateur car la Sécurité sociale en Andorre
            n’a jamais été revendiquée par personne. Elle a même été combat-
            tue par tout le monde.
            Elle fait suite à l’envoi par le gouvernement espagnol, en 1965,
            d’un émissaire en Andorre, le gouverneur civil de Lérida, lequel a,
            dans une lettre au Syndic général, précisé que comme en Andorre
            il n’y avait pas  d’organisme de Sécurité  sociale, les travailleurs
            espagnols – majoritaires à l’époque (90 % des salariés) – devraient
            s’assurer à une caisse espagnole de Sécurité sociale. Ce qui a fait
            bondir le Syndic général M. Julià Reig Ribó. À l’époque, c’était très
            particulier. On ne faisait de loi en Andorre qu’une fois par an, dans
            un conseil de Pentecôte, qui s’appelait le conseil de Sancogesma et
            ces textes s’appelaient des « Ordinacions ». L’Ordinació numéro 4
            du 12 juillet 1966, prévoit un « régime de Sécurité Sociale dans tout le
            Territoire Andorran à compter du 1  Janvier 1967 ». C’est tout ce qui
                                          er
            était indiqué. Si vous voulez, il n’y avait rien, on partait ex-nihilo.
            Qu’a fait le Syndic général, ça devait être à la fin de l’année 65 ? Il
            a demandé aux coprinces de l’aider à mettre en place le système
            de Sécurité sociale. Il y a toujours deux coprinces. Il y a le fran-
            çais, qui est le président de la République française, c’est-à-dire en
            Andorre, nous avons l’honneur que vous élisiez tous les cinq ans
            notre coprince. Souvenez-vous-en, la prochaine fois que vous allez
            élire le Président de la République. L’autre coprince, c’est l’évêque
            de Urgel.


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