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La mise en placedu régime andorran de Sécurité sociale


            Alors, quelle est la place de Toulouse dans tout cela ? Eh bien, elle
            a été essentielle. Je crois que si nous n’avions pas eu nos amis tou-
            lousains, la Sécurité sociale andorrane n’existerait pas ou n’existe-
            rait que très peu. Et en particulier, grâce à un responsable qui, dès
            le premier instant, nous a aidés : M. Bancarel. Je me souviendrai
            toujours que M. Paul Ourliac qui, à ce moment-là, était profes-
            seur de droit à l’Université de Toulouse et aussi adjoint au maire,
            M. Baudis, père, nous a invités à déjeuner au restaurant de l’école
            hôtelière – qui ne devait pas être très cher – M. Bancarel et moi.
            C’est là où j’ai connu Maurice Bancarel. Ça devait être à l’automne
            1966. Et avec lui, nous avons eu tout de suite des atomes crochus
            et décidé que cette Sécurité sociale serait dès l’origine informatisée,
            parce que, comme disait M. Lages, nous n’avions pas beaucoup
            de gens pour pouvoir y travailler. Nous n’aurions pu trouver les
            cinquante collaborateurs comme à la Sécurité sociale de Monaco.
            Et donc, le 1  avril 1968 avec ces personnes, Jordi Marquet, moi-
                         er
            même et trois collaborateurs, nous avons commencé ce régime de
            Sécurité sociale déjà informatisé, avec un système qui s’appelait
            le « teleprocessing. » Je ne sais pas si cela existe encore. C’était nova-
            teur à l’époque. Les terminaux de teleprocessing que nous utilisions,
            étaient des systèmes IBM 1050, fabriqués en Écosse, qui ont dans
            un premier temps été retenus à la douane parce considérés comme
            du matériel stratégique.


            Michel Lages

            Ce régime est en place au 1  avril 68. Mais en 1968, il y a deux évé-
                                     er
            nements en Andorre : le rejet des non-salariés de la Sécurité sociale
            et ensuite le boycott des élections au conseil de la CASS. Et aussi
            les événements de 1968 en France. Alors en 1968, M. Bancarel,
            directeur de l’Urssaf et du centre informatique, a négocié avec ses
            équipes le fait que, bien que le centre informatique de Toulouse
            soit arrêté pour les travaux de l’Urssaf, on maintienne une liaison
            avec l’Andorre afin de continuer les traitements de la CASS.

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