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Vincent Viet
politiques (objet de mon article dans le dossier) ; ensuite, la mise
en évidence de « modèles sociaux de protection » depuis la Belle
Époque jusqu’à nos jours, en tenant compte du poids relatif et de
l’agencement des protections. Enfin, nous invitions les chercheurs
à se pencher sur les facteurs d’adhésion des Français à une protec-
tion sociale, continûment différenciée et plurielle.
Le deuxième axe était focalisé sur les déterminants exogènes de
la protection sociale que furent les deux guerres mondiales et les
crises économiques, qui ont permis (mais de quelle façon, au prix
de quels reclassements sociaux ?) de passer d’un modèle social
de protection à un autre, sans pour autant renoncer au polymor-
phisme de la protection sociale.
L’axe 3 faisait écho au courant de recherches récent, l’économie
mixte du welfare (mixed economy of welfare), en s’intéressant aux inter-
actions entre les formes systémiques de protection sociale, les poli-
tiques sociales incarnées et les acteurs privés et publics impliqués.
Enfin, l’axe 4 visait deux objectifs : d’une part, relativiser ou mieux
cerner la spécificité du cas français en introduisant une dimension
comparatiste ; d’autre part, confronter la généalogie de la protec-
tion sociale française à la construction transnationale des princi-
paux États sociaux : quelle influence les réseaux d’experts interna-
tionaux ou des instances comme l’OIT, avaient-ils pu avoir sur la
protection sociale à la française ?
III – Un chantier revisité
Comme je vous l’ai dit, les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos
espérances. Nous avons dû répondre nous-mêmes aux questions
soulevées par l’appel à propositions d’articles. Au prix d’une étape
essentielle : la justification de nos hypothèses et de notre angle d’at-
taque. Nous l’avons fait dans l’avant-propos en passant au crible
un texte de 1935, intitulé : « Protection de la faiblesse physique
et sociale ». Cet article a été écrit par deux hauts fonctionnaires,
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