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La mise en placedu régime andorran de Sécurité sociale
Je les ai connus tous deux dans les années 1970, lors de la réalisa-
tion de mon mémoire
- Jordi Aleix, premier directeur informatique,
- et enfin Jacint Risco, représentant des retraités au Conseil
d’administration actuel.
C’est avec grand plaisir que j’accueille Antoni Ubach, le créateur
de la Sécurité sociale andorrane. Pas seul, il nous le dira, mais les
textes de la Sécurité sociale andorrane ont été élaborés en grande
partie par lui. Vous avez tous en tête la taille de notre code de la
Sécurité sociale aujourd’hui. Et bien voici les textes de la CASS à
l’époque : cinq règlements de 46 pages et 18 règlements d’applica-
tion de 97 pages format A5 ! Ce qui avait été un travail complexe,
mais au résultat très synthétique. Antoni Ubach a beaucoup œuvré
en la matière.
Il a été aidé par Jordi Marquet, directeur adjoint et directeur finan-
cier. Ensuite, Jordi Marquet s’est occupé, entre autres, d’hospitali-
sation et a été à l’origine de la création de la Chambre de commerce
en Andorre qu’il a présidée.
À la CASS, Jordi Aleix a contribué à la mise en place du système
informatique et a ensuite créé le CNIA (Centre National d’Infor-
matique d’Andorre).
La première particularité du régime andorran, c’est sa mise en
place très rapide : texte de principe en 1966, mis en place en 1968.
C’était un régime dont la couverture de la population se voulait
universelle, qui couvrait les assurances maladie, accidents du travail,
vieillesse et leur recouvrement. Au niveau vieillesse, il était inspiré
de l’Agirc-Arrco avec un système par points toujours en place. Ce
régime, opérationnel en 1968 et contesté par les non-salariés, a
ensuite été réformé pour assurer leur couverture et être étendu à
toute la population.
L’autre particularité du régime, c’est qu’il a été informatisé dès
l’origine et qu’il fonctionnait en teleprocessing, en télétraitement
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