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80 ans
Or, encaisser des cotisations obligatoires ou même ensuite rece-
voir des ressources d’origine fiscale, n’implique pas nécessairement
qu’il faille fusionner le budget de l’État et le budget de la Sécurité
sociale. Il me semble extrêmement important de conserver cette
séparation.
Il serait souhaitable aussi de rendre le budget de la Sécurité sociale
lisible, plus lisible, car entre les différents circuits financiers com-
plexes et surtout en mouvement quasi perpétuel, peu de gens,
même parmi les experts, sont capables d’y voir vraiment clair. Et
ce serait vraiment faire acte de démocratie que d’apporter de la
transparence !
Quant aux prestations, il me paraît qu’il y a une autre urgence
démocratique, celle de la pédagogie. Il faut expliquer cette machine
si complexe, expliquer ce que veut dire la gratuité des soins qui ne
sont pas du tout gratuits, et que ce n’est pas parce qu’on a cotisé
qu’on « y a droit » sans limites ni conditions. Il faudrait expliquer
aussi l’algèbre, certes compliqué et très sensible du système des
retraites avec les variables que sont la durée d’assurance, la durée
de perception de la pension, donc de l’âge du départ en retraite, et
le montant de la pension que l’on perçoit. Expliquer la multitude
de ces prestations devenues plus sociales que familiales gérées par
les Caisses d’allocations familiales, est un autre élément nécessaire.
Et c’est l’affaire de tous, tant parmi les gestionnaires que les poli-
tiques, d’exprimer cela à nos concitoyens.
Nos concitoyens qui tiennent tant à leur Sécurité sociale, sans être
conscients que ce que certains n’hésitent pas à qualifier de « trésor
national » n’est pas immortel. Néanmoins, chère Sécurité sociale, je
te souhaite un bon 80 anniversaire et peut-être aurais-je la joie de
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souffler tes cent bougies car tu vas m’aider à bien vieillir !
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