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Marie-France Laroque
Bonjour à tous.
Mesdames, Messieurs, je tiens à vous remercier de m’avoir asso-
ciée à la journée de célébration organisée à l’initiative du Comité
régional d’histoire de la Sécurité sociale d’Occitanie-Pyrénées-
Méditerranée, moi qui suis effectivement la secrétaire générale du
Comité dit national. Maintenant, vous savez qu’il y a au moins deux
comités qui s’occupent d’histoire dans le pays.
Je vais commencer d’ailleurs par faire une confidence. Quand
j’étais au lycée, je préférais de très loin la géographie, je n’aimais
pas du tout l’histoire. Je trouvais que cette enfilade de dates, de rois,
de guerres, à apprendre plus ou moins par cœur, ce n’était pas pour
moi. Je préférais voyager en regardant les cartes de l’atlas.
Et heureusement, j’ai quand même découvert l’intérêt de cette dis-
cipline à Sciences Po, grâce à des historiens remarquables comme
René Rémond et Pierre Milza, qui ont été à un moment donné mes
enseignants, mes professeurs, qui m’ont fait comprendre l’intérêt
de cette discipline. Au CHSS, je peux vérifier tous les jours l’apport
de l’histoire : analyser hier pour comprendre ou tenter de com-
prendre aujourd’hui, pour préparer ou tenter de préparer demain.
Et je pense que dans notre domaine de compétence, la Sécurité
sociale ou l’action sociale au sens un petit peu plus large, nous
avons particulièrement besoin d’appréhender les choses de cette
façon. En effet, les gestionnaires ont souvent « le nez dans le gui-
don » et les diverses contraintes qui pèsent sur eux les empêchent
de relever le nez, même s’ils en ont envie. Il faut pédaler, de plus en
plus vite, sur des sentiers de plus en plus compliqués, parfois très
sinueux, avec des ressources de plus en plus rationalisées et parfois,
sans doute même, rationnées.
Mais il est vrai que tous les dix ans, ils sont autorisés à s’arrêter un
peu et à relever le nez. Ces célébrations décennales nous autorisent
à regarder d’où l’on vient, à prendre de la hauteur et à s’allouer un
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