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Jean Dokhelar
• La souveraineté des données
La donnée sociale est un bien public (énorme richesse, mais
aussi responsabilité). Ce sont des données sensibles, nominatives :
de santé, de revenus, de situations familiales. Elles doivent être
protégées dans des environnements maîtrisés, c’est-à-dire qu’il faut
concilier innovation et protection des données.
II. L’IA comme outil au service des grands enjeux
de la Sécurité sociale
• Enjeu pour la relation de service, relation usagers
Cela relève de l’IA générative. Il s’agit de l’utilisation de l’IA pour
créer de nouveaux contenus, comme du texte, des images, de la
musique, de l’audio et des vidéos Chat bots, Voice bots, live chats, des
assistants virtuels 24h/24 qui répondent à des questions simples,
mais aussi les courriels (mails bots).
Ces outils vont nous aider à personnaliser la relation dans une
démarche de tous qui est celle d’« aller vers » l’usager.
• Enjeu pour la fraude et le contrôle : le Datamining
Par exemple, la CNAV utilise des algorithmes d’analyse des flux
pour anticiper les risques de fraude.
L’Urssaf utilise le datamining pour identifier le travail dissimulé ;
quasiment 85 % de nos dossiers de lutte contre la fraude viennent
de l’intelligence artificielle. Ils viennent du datamining. Ce n’est plus
un être humain qui vient dénoncer son voisin. Ça existe encore,
mais ce n’est pas le plus fréquent, c’est plutôt l’IA qui nous y mène.
Cela ne se substitue pas à l’humain, mais oriente les priorités
d’enquête.
• Enjeu de santé publique, de fragilité sociale
À la CNAM, il existe des projets d’aide à la détection de pathologies
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