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planification et la créativité. » Cependant l’IA générative n’exé-
cute pas seulement des règles, elle a en plus la capacité à com-
prendre et à anticiper à partir des données.
Alors où en est-on de l’IA dans les organismes de la Sécurité
sociale ?
I. Une IA fondée sur des principes humains
et éthiques
Chaque branche a élaboré une doctrine, dans le respect de l’IA Act
(règlement européen du 13 juin 2024), qui régule :
• La primauté humaine
L’IA peut, par nature, créer de la méfiance. Parce qu’elle repose sur
des calculs complexes, souvent invisibles. Parce qu’elle apprend à
partir des bases de données qui peuvent être biaisées.
Or, dans le champ de la protection sociale, chaque décision touche
directement les droits des citoyens. Si un algorithme se trompe,
ce n’est pas une simple erreur de calcul, ça peut-être un droit mal
attribué, une situation sociale fragilisée.
L’IA reste un outil d’assistance, un outil d’aide à la décision : elle
éclaire la décision humaine, mais ne la remplace pas. Les décisions
finales, l’interprétation des résultats restent entre les mains des
hommes et des femmes de la Sécurité sociale.
• L’éthique et la transparence
Les organismes de la Sécurité sociale se doivent d’être :
- exemplaires : les algorithmes doivent être explicables (sur
quelle base ils prennent les décisions), contrôlables et res-
ponsables (on doit pouvoir tracer leur fonctionnement).
- éthiques aussi, par une consommation raisonnée (impact des
« datacenters »), respectueuse de l’environnement.
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