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80 ans


            Le directeur  général de la Sécurité  sociale (1945-1951),  Pierre
            Laroque (1907-1997) ? Ou le ministre communiste du Travail et
            de la Sécurité sociale (1945-1947), Ambroise Croizat (1901-1951) ?
            Hier, aujourd’hui, le débat n’est pas tranché. Verdeur, actualité et
            alacrité de cette interrogation : signe que la Sécurité sociale est
            installée dans notre paysage, et que les qu estions qu’elle pose sont
            au cœur de la société.
            Alors fêtons la Sécurité sociale.

            Les commémorations sont non seulement une pièce du puzzle de
            la Mémoire, de notre Mémoire, mais aussi l’occasion de dresser le
            panorama des espoirs comblés et des espérances déçues.

            La Sécu est fêtée largement pour ses vingt ans, dans la période
            d’optimisme des Trente glorieuses (1965). Elle passe aux Actualités,
            comme l’on dit à l’époque. C’est-à-dire à la Télévision, « l’étrange
            lucarne » : la Première chaîne (la seule à l’origine) n’est reçue dans
            toute  la France  que  depuis  1961,  et  les  déclinaisons  régionales
            comme ORTF Toulouse Pyrénées sont toutes récentes …

            En  1975,  changement  de programme pour  les  trente  ans de la
            Sécu : l’économie est en train d’abandonner l’optimisme, les Trente
            glorieuses sont derrière nous. Mais personne ou presque n’en a
            conscience à l’époque. Pour la première fois, la Sécu est en déficit,
            4,5 milliards de Francs d’alors. Mais la vie est-elle vraiment une
            valeur comptable ? Attention : la santé est inestimable, mais elle a
            évidemment un coût.

            En 1985, la Sécu a quarante ans. Le président de la République,
            François Mitterrand, dit le 4 octobre 1985 au Palais des Congrès
            et pour le 40  anniversaire de la Sécurité sociale : « Il est un rôle
                         e
            auquel je tiens. C’est celui-là : demeurer le gardien de la solidarité
            nationale, de cette forme de justice… qui fait de chaque citoyen un
            assuré, non pas un assisté ».
            En 1995, la parole est celle de Jacques Chirac, sur le thème des
            «  Principes  fondateurs  de  la Sécurité  sociale  »,  discours tenu
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