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80 ans
Andorre fut l’un des moments les plus marquants de la journée.
Les acteurs andorrans ont témoigné de la construction ex nihilo
d’un système original, conçu avec l’appui d’un IGAS et informa-
tisé dès 1968 grâce à l’expertise de l’Urssaf de la Haute-Garonne.
L’évolution institutionnelle du « Principat » a conduit à interroger
les transformations de son modèle de protection sociale.
Deux dirigeants d’organismes ont ensuite apporté un éclairage
contemporain.
François Hiebel a illustré l’évolution des métiers de la Sécurité
sociale à travers des objets et des ambiances professionnelles
aujourd’hui disparus, révélant un patrimoine immatériel encore
peu étudié.
Jean Dokhelar, intervenant sur l’intelligence artificielle et les nou-
velles technologies, a rappelé que si un « chatbot » peut répondre à
une question, il ne peut pas écouter une détresse : l’innovation doit
rester au service des valeurs humaines de la Sécurité sociale.
En conclusion, Isabelle Sancerni, présidente de la CNAF et de
l’Association pour l’étude de l’histoire de la Sécurité sociale, a
souligné que la Sécurité sociale porte en elle des progrès sociaux
remarquables et qu’elle continue d’accompagner les mutations de
notre société. Elle a rappelé avec force que notre système est « pré-
cieux, fragile aussi ».
Au nom du Comité régional d’histoire, je tiens à remercier l’en-
semble des intervenants, des membres du Comité, des personnels
de soutien ainsi que des participants qui ont rendu possible cette
rencontre.
Ces actes témoignent de la vitalité d’une histoire collective qui
continue de s’écrire. Ils rappellent que la Sécurité sociale n’est pas
seulement un dispositif administratif : c’est un projet de société, un
héritage vivant, une promesse renouvelée comme en témoignent le
reportage télévisé de 1965 sur l’informatisation de l’Urssaf et les
perspectives suscitées par l’IA en 2025.
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